Les élections municipales approchent. C’est dans un mois. De ci de là on s’agite, on grenouille, on magouille, on palabre. On noue des alliances au gré des circonstances et surtout des ambitions personnelles.
On s’allie parfois avec le diable, naguère vilipendé. On peut dire que toute cette agitation ne se fait pas toujours dans la clarté, mais relève plutôt de la sempiternelle pulitichella qui pollue depuis bien des lustres l’atmosphère de la Corse et sans doute bien au-delà. Sans entrer dans le détail, appuyons-nous sur quatre exemples significatifs. A Bastia, le Parti communiste entend rester fidèle à son alliance avec la dynastie Zuccarelli. C’est son droit, mais au passage il ne saurait se prévaloir du Front de gauche. En face de cette liste dite de gauche, il y a une liste dissidente conduite par François Tati, une autre liste à la tête de laquelle on trouve Gilles Simeoni qui rêve depuis pas mal de temps de s’emparer du pouvoir municipal et de remplacer un clan par un autre, et trois ou quatre autres petites listes. A Ajaccio, Le Parti communiste préfère le douillet confort de la liste du maire sortant à une alliance avec Manca alternativa et le Parti de gauche sous les couleurs du Front de gauche, sur la base d’un vrai programme alternatif. A Porto-Vecchio, le Parti communiste décide de s’acoquiner avec Christophe Angelini, autonomiste qui rêve lui aussi de ravir la ville à l’Ump ! Pourtant ce même parti n’a pas cessé – à juste titre – de critiquer les positions de ce dernier. Là aussi le seul souci, c’est de remplacer le clan Rocca Serra par un autre clan. Belle affaire. Enfin, il y a le cas de Sartène. Dominique Bucchini annonce sa candidature à la mairie. Là aussi, de nouvelles alliances se nouent, naguère considérées comme contre-nature. Des nationalistes feraient partie de la liste !
Quelle réflexion peut-on avoir sur les cas cités ? Tout cela n’est pas ragoûtant. Ce n’est pas un modèle de clarté pour les électeurs. Pour sa part Manca alternativa tient à se dissocier de ces mascarades politiciennes. Elle renouvelle sa position. Pas de compromissions ni avec les représentants locaux du Parti socialiste ou autres associés, ni avec ceux dont la seule préoccupation tient en une seule phrase : « ôte-toi de là que je m’y mette ». Nous sommes pour une vraie alternative de gauche, tant au plan national que local parce que tout est lié. Nous nous prononçons pour des listes du Front de gauche avec un programme clair qui répond aux besoins et aux préoccupations de la grande majorité des habitants de nos communes. Et non pour une gestion traditionnelle, enfermée dans le carcan budgétaire imposé par la Troïka. Quelles sont les grandes lignes de ce programme qui doit être discuté et amendé avec les citoyens ? Il sera essentiellement axé sur six grands thèmes : les transports publics et leur gratuité, la gestion publique de l’eau, le logement social, la lutte contre la spéculation foncière et immobilière, la protection de l’environnement et les emplois utiles.
Pour conclure, nous avons envie d’écrire : les élections, quelles qu’elles soient, doivent être l’affaire du plus grand nombre et non de quelques professionnels de la politique politicienne. A casa a casta pulitica.
Maria Maddalena Lanteri
article publié le 23 février 2014, à lire ci dessous
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